Cofondateur de VAS, Cédrick Hamel rejoint le cabinet de la mairesse de Sherbrooke

MUNICIPAL.  Cédrick Hamel, l’un des fondateurs de Vision Action Sherbrooke (VAS), confirme se joindre au cabinet de la mairesse de Sherbrooke, Marie-Claude Bibeau, à titre d’attaché politique, officialisant ainsi son départ du parti. 

Celui-ci, qui dit avoir pris sa décision à la suite du départ d’Annie Faucher, ne voit pas ce geste comme un désaveu envers la formation politique. De son propre aveu, le départ de Mme Faucher a changé beaucoup de choses.

« Ma décision de quitter s’est prise le 15 novembre, à la suite de celle d’Annie. Ça a complètement changé la posture du parti. Je me retrouvais avec très peu, outre une implication bénévole, et je ne me voyais pas continuer comme ça pendant quatre ans. Je l’ai fait pendant deux ans en y consacrant environ 2000 heures par année, ce qui est presque plus qu’un emploi à temps plein », mentionne celui qui a étudié en politique appliquée à l’Université de Sherbrooke.

Par la suite, l’appel du cabinet de la mairesse et sa discussion avec Mme Bibeau l’ont convaincu. Il débutera son mandat le 12 janvier prochain, tel que rapporté initialement par Radio-Canada. 

« Le téléphone a sonné, je suis allé à la rencontre par curiosité. On m’a offert le poste. Pour moi, c’était une reconnaissance du travail accompli au cours des deux dernières années et de la pertinence des idées que j’ai portées. Quand on reçoit un appel pour continuer à contribuer, c’est difficile de dire non. »

M. Hamel insiste : il ne perçoit pas son départ comme un désaveu envers Vision Action Sherbrooke.

« Je ne vois pas ça comme un désaveu envers VAS. Le parti ne s’effondre pas parce que je quitte. Ce n’est aucunement un désaveu de la crédibilité ni de la pertinence des gens au sein de l’équipe. Je ne vois pas non plus mon geste comme de l’opportunisme. Je réponds plutôt à l’appel d’une opportunité qui m’a été offerte. Ce n’est pas comme si j’avais quémandé l’emploi », affirme-t-il, ajoutant avoir rencontré individuellement les membres de la direction du parti afin de leur annoncer son départ.

Il voit également l’offre de Marie-Claude Bibeau comme un signe de son approche rassembleuse.

« Elle souhaite s’entourer des forces en présence pour faire avancer la Ville. On sent un désir de faire progresser le développement de la municipalité au-delà des considérations idéologiques », souligne-t-il, disant aussi avoir été interpellé par des discussions « franches et transparentes ».