Des voix s’élèvent pour abolir la taxe sur les vêtements usagers pour enfants
BOUTIQUE. La taxe sur les vêtements usagés pour enfants fait grincer bien des dents. À Sherbrooke, la propriétaire d’une boutique de seconde main, BebeMeghan, Annick Leclerc a lancé une pétition pour réclamer son abolition, estimant qu’elle pèse inutilement sur le budget des familles.
«Pour certaines personnes, la taxe peut faire la différence, j’ai des clients qui doivent refaire le garde-robe quatre fois par année, ça va avec les saisons. ça peut être très dispendieux Les vêtements n’est pas un luxe, c’est une necessité», explique Mme Leclerc, qui affirme que son industrie ne cesse d’augmenter, autant chez les gens sensibles aux économies que pour l’environnement.
Son désir de cette abolition est relié au fait qu’on lui en parle constamment.
«C’est une question qui revient tout le temps à la caisse, visiblement, les gens veulent un changement. Parfois, le même morceau de vêtement, je peux le revoir jusqu’à 10 fois et à chaque fois, il est taxé. C’est la cliente de plus qui m’a poussé à lancer la pétition», mentionne celle qui a eu le soutien d’une trentaine de boutique semblable à la sienne »
De son coté, Clothide Stamm, une maman monoparentale de deux jumelles de 16 mois, déplore que cette taxe a un impact sur le budget familial.
«Pour moi, c’est indispensable d’acheter des vêtements de seconde main, c’est quaisment un luxe d’acheter des vêtements neufs, surtout quand on a deux enfants qui porte la même taille. On doit quand même payer la taxe, même s’il est usager. Enlever cette taxe pourrait liberer un peu d’argent pour acheter quelque chose d’autres qui ne trouve pas en friperie», mentionne la cliente.
Mme Stamm remarque aussi qu’il n’y a pas qu’elle qui est dans cette situation.
«Toutes les familles ont un petit budget, même s’il y a deux bons salaires, on le sait qu’il y a des indispensables comme les couches, le lait, la nourriture. Les vêtements en font aussi partie, donc c’est une réalité. En plus, on est au Québec, on doit acheter beaucoup de vêtements différents à cause de la température», explique-t-elle
La députée de Sherbrooke Christine Labrie, sensible à cette cause espère que cette pétition sera entendu de la part des différents partis à l’Assemblé nationale.
«On en cherche tous des solutions pour contrer l’inflation et aider les familles. Aujourd’hui, on a une mesure très ciblé qui pourrait avoir un impact sur le portefeuille des citoyens en plus d’avoir aussi un impact environnemental. », affirme-t-elle en ouvrant la voie à une réflexion plus globale sur les biens usagés.
