Une intervention tardive expliquée par le le cocktail météo surprise et la congestion
MÉTÉO. Le retour à la maison n’a pas été simple pour les automobilistes sherbrookois, mardi après-midi. Les conditions météorologiques ont aussi représenté un casse-tête pour la Ville de Sherbrooke, qui a tenté de réagir tant bien que mal, alors que la météo a pris les équipes par surprise. La congestion sur le territoire a aussi joué un rôle dans les délais de réaction, explique la municipalité.
«C’était une journée compliquée pour tout le monde, y compris pour nous, parce qu’on a agi en réaction. C’était un phénomène non prévu, avec une intensité plus forte au pire moment. Le temps qu’on se rende sur place et qu’on intervienne, ça a créé plusieurs congestions », explique le chef de la division des travaux publics et de la construction, Antoine S. Petit, qui ajoute que ces conditions s’ajoutaient au fait que de nombreux automobilistes n’avaient pas encore leurs pneus d’hiver.
En prévision de cette journée, les équipes municipales avaient été déployées mardi matin pour réaliser l’épandage et le tassage.
«On était prêts, c’est juste que pour ce phénomène précis, on est toujours en mode prévention. La forte pluie est venue laver notre épandage, donc il ne restait plus de matériel en place. À la fin de la journée, l’ensemble du territoire a gelé avec la chute des températures », poursuit M. Petit.
Le directeur du service affirme qu’une vingtaine d’équipes ont été déployées, mais qu’elles aussi se sont retrouvées prises dans la circulation. Il se dit tout de même satisfait de la gestion de la crise par ses équipes.
« Le délai d’intervention a été plus long parce que c’était plus compliqué de s’y rendre, mais ce n’est pas parce qu’on n’était pas prêts. On a vécu la même frustration que les citoyens : pour se rendre sur place, on n’a pas de voies prioritaires, il a fallu nous aussi faire des détours pour sécuriser le territoire », mentionne-t-il, en précisant qu’une quarantaine d’opérateurs ont travaillé mardi.
Concernant les sous-traitants, les contrats municipaux étaient déjà en vigueur, ayant débuté au début du mois de novembre.
M. Petit ajoute que le Service des travaux publics tiendra un post-mortem afin d’analyser la situation.
Pour sa part, la mairesse de Sherbrooke, Marie-Claude Bibeau, se dit satisfaite de la réaction des équipes municipales.
« Ça a été assez rocambolesque. On a eu un cocktail météo difficile : les côtes sont devenues glacées, ce qui a rapidement paralysé la circulation et empêché les équipes de faire leur travail. Toutes nos équipes et nos équipements étaient prêts, mais le phénomène a été rapide et on n’a pas été capables d’intervenir efficacement en raison de l’accès impossible », indique-t-elle.
Rappelons que la Société de transport de Sherbrooke (STS) a interrompu momentanément ses activités afin de désengorger les voies publiques et d’offrir plus de latitude aux équipes municipales.
