Des bénévoles d’exception: un don de soi à sa communauté

DÉVOUEMENT.  Une bénévole dans l’âme, Catherine Thibodeau tient à cœur le bien-être de ses concitoyens. Elle s’implique depuis maintenant près de 10 ans avec Moisson Estrie à aider sa communauté ayant besoin de l’aide alimentaire. 

« Je considère avoir été choyée par la vie, lance d’entrée de jeu Mme Thibodeau. Je n’ai jamais manqué de rien, ni sur la table, ni dans mon portefeuille. Quand je regarde comment vivent certaines personnes qui ont besoin de nos services aujourd’hui, je réalise la chance que j’ai eue. »

Catherine Thibodeau a aménagé à Sherbrooke en 2014. Déjà bien impliquée comme bénévole lorsqu’elle demeurait à Drummondville, la retraitée n’a pas tardé à trouver un autre milieu où offrir de son temps. 

« Je venais à peine d’arriver que j’ai commencé à chercher un organisme qui rejoignait mes valeurs et c’est comme ça que j’ai rejoint la famille de Moisson Estrie. Maintenant que j’ai du temps pour moi, je trouve ça important de m’en servir pour redonner à ceux qui en ont besoin », insiste-t-elle.

« FAIRE LA DIFFÉRENCE »

Pour la bénévole de 70 ans, ses heures passées chez Moisson Estrie ne sont pas synonymes de travail. Il s’agit davantage d’un moment de générosité pour des gens qui « méritent de respirer un peu », surtout en constatant que plusieurs personnes peinent à rejoindre les deux bouts dernièrement. D’ailleurs, c’est de savoir que ses efforts font une différence dans la vie de plusieurs personnes qui motive Catherine Thibodeau à venir donner de son temps. « Ce sont des gens qui n’ont pas demandé à être dans la misère et souvent en raison de circonstances hors de leur contrôle. Je trouve ça important de ne pas les juger et de faire tout ce que l’on peut pour leur venir en aide. On ne fait jamais ça pour la reconnaissance, mais j’admets que c’est gratifiant de sentir que les gens apprécient le service qu’on leur rend. »

Se considérant toujours en pleine forme (son entrain et son sourire contagieux sur le plancher en faisant la preuve), Mme Thibodeau assure qu’elle poursuivra son bénévolat jusqu’à ce qu’elle n’en soit plus capable. Celle qui donne deux jours de sa semaine et parfois plus à l’organisme affirme que son âge ne l’empêche aucunement d’apporter de la vitalité dans son quotidien.

« J’adore ce que je fais, alors je compte continuer jusqu’à ce que mon corps me dise que c’est assez, et peut-être même encore un peu après, mentionne-t-elle en riant. Tant et aussi longtemps que je vais sentir que je fais une différence, je vais me présenter ici avec la même énergie que j’ai tous les jours. »