La Coupe Stanley débarque ENCORE à Sherbrooke !
LNH. La Coupe Stanley a fait un arrêt remarqué au Complexe sportif Thibault GM, samedi, alors que Sylvain Lefebvre, entraîneur adjoint des Panthers de la Floride, a tenu à partager ce moment unique avec les citoyens, et ce, pour une deuxième année consécutive.
Effectivement, pour une deuxième année de suite, Lefebvre et les Panthers ont réussi l’improbable en remportant le « trophée le plus difficile à gagner ». Fidèle à ses habitudes, il a permis aux amateurs de hockey d’approcher la coupe, de poser avec elle et même d’échanger quelques mots.
Rencontré quelques instants avant l’entrée de la foule d’amateurs de hockey dans le Complexe sportif Thibault GM, Sylvain Lefebvre a expliqué que même s’il a vécu l’expérience un an plus tôt, remporter la Coupe Stanley demeure un accomplissement qui le rend très fier.
« C’est toujours aussi spécial. C’est certain qu’en tant que joueur, c’est bien différent, mais quand tu es entraîneur, tu te sens tout de même comme si tu étais dans le feu de l’action », a-t-il expliqué, alors que des centaines de personnes défilaient pour prendre une photo avec lui et la Coupe.
Une culture gagnante
Lefebvre fait partie du personnel d’entraîneurs des Panthers depuis 2022. L’équipe vient de connaître deux saisons historiques, remportant notamment la première Coupe Stanley de son histoire en 2024, puis répétant l’exploit en 2025. Questionné à savoir si dès son arrivée en Floride, il s’attendait à avoir autant de succès, Lefebvre admet qu’il a été surpris par l’engagement et le travail de l’équipe.
« Je mentirais si je disais que je le savais dès le départ. On savait qu’on avait une bonne équipe, mais il y avait eu quelques changements dans le personnel et dans l’alignement, donc c’était difficile de prédire comment tout se déroulerait. C’est vraiment avec le temps qu’on a réalisé qu’on avait une équipe qui pouvait faire quelque chose de spécial, et je crois que les joueurs aussi l’ont compris. »
Selon lui, l’environnement compétitif de la division Atlantique, et particulièrement la rivalité avec le Lightning de Tampa Bay, a forgé le caractère du groupe. « On sait ce qu’il faut faire pour gagner. On affronte régulièrement l’une des meilleures équipes de la ligue (le Lightning de Tampa Bay) et ça nous aide à bâtir une culture gagnante. On a un groupe vraiment mature, engagé et qui a soif de gagner à nouveau. »
Et les ambitions de Lefebvre et des Panthers ne s’arrêtent pas là. Le directeur général de l’équipe, Bill Zito, a fait quelques miracles dans les dernières semaines, conservant pratiquement le même alignement en ramenant plusieurs de ses joueurs vedettes, comme Brad Marchand, Sam Bennett et Aaron Ekblad.
« C’est sûr qu’on rentre avec une certaine confiance pour l’an prochain, insiste-t-il. Bill Zito a fait un travail incroyable pour ramener ces gars-là. Il faut se rappeler qu’il y a 31 autres équipes qui vont vouloir se battre pour nous détrôner, mais les joueurs sont déjà au travail dans le but d’en gagner une troisième de suite. »
Un retour aux sources chargé d’émotion
Au-delà des honneurs professionnels, cette visite à Sherbrooke, auprès des gens qui l’ont supporté au fil du temps, représentait avant tout un retour au bercail pour l’homme originaire de Richmond.
« C’est vraiment plaisant de voir tout ce monde-là se déplacer. J’ai vécu beaucoup de bons moments à Sherbrooke. Je suis venu à l’école ici, au Séminaire de Sherbrooke. J’ai commencé ma carrière professionnelle avec les Canadiens de Sherbrooke. La région de l’Estrie, c’est ma région. C’est ici que je reviens année après année pour profiter de l’été et être avec mes proches. »
Un parcours inspirant
Rappelons que c’est la troisième fois que Sylvain Lefebvre soulève la Coupe Stanley. En 1996, le hockeyeur avait aidé l’Avalanche du Colorado à remporter le premier championnat de son histoire.
Après un séjour junior avec le Titan de Laval dans la LHJMQ, puis à Sherbrooke dans la Ligue américaine de hockey (LAH) entre 1986 et 1989, Lefebvre s’est joint aux Canadiens de Montréal où il a disputé trois saisons. Il a ensuite partagé le reste de sa carrière avec les Maple Leafs de Toronto, les Nordiques de Québec et l’Avalanche, avant de prendre sa retraite dans l’uniforme des Rangers de New York, en 2002.
En 945 matchs dans la LNH, le défenseur a inscrit 30 buts et 154 passes, pour un total de 184 points, tout en maintenant un différentiel de +108.
