Le CREE veut faciliter l’accès au BIXI électrique

MOBILITÉ.  Le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie (CREE) déplore l’obligation du port du casque sur les BIXI électriques, entrés en service à Sherbrooke il y a quelques semaines, considérant qu’il s’agit d’un « frein important » à l’utilisation spontanée.

« Malgré le fait que le service vient tout juste d’être lancé, des contraventions ont déjà été émises aux usager·ères de BIXI. Cette situation nuit à la popularisation et à l’adoption de ce mode de transport actif et écologique », peut-on lire dans un communiqué.

Bien que le CREE se réjouisse de l’arrivée du service, l’organisme propose que les vélos en libre-service soient soumis à une vitesse maximale de 25 km/h.

« En appui à la recommandation de Vélo Québec, le CREE considère qu’il serait pertinent d’exempter les usager·ères des services de vélopartage électriques de l’obligation légale du port du casque. Cette exemption pourrait être conditionnelle à une limitation de la vitesse, qui correspond à celle d’un cycliste moyen sur un vélo traditionnel, réduisant ainsi les risques liés à une vitesse élevée », poursuit le communiqué.

Le CREE souhaite également que les opérateurs du service BIXI intensifient leurs actions de sensibilisation et de promotion du port volontaire du casque, afin «d’assurer la meilleure sécurité possible ».

« Le CREE appuie pleinement la position de Vélo Québec, qui vise à adapter la réglementation sur le port du casque pour les vélos en libre-service électriques. Cette mesure contribuerait à lever un obstacle majeur à l’adoption du vélopartage à Sherbrooke et ailleurs au Québec », conclut la chargée de projets principaux au CREE, Ariane Lafontaine.