Serna : pour l’amour de la Colombie
FESTIVAL. L’artiste Serna, originaire de Medellín, en Colombie, a la culture de son pays natal tatouée sur le cœur. Alors qu’il s’agissait d’une toute première pour lui au Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS), le jeune chanteur est débarqué en confiance, prêt à faire un tabac devant les siens.
« La Colombie, c’est le bonheur », avoue le Sherbrookois d’adoption, décontracté malgré le trac. En décembre passé, Serna, qui concentre son style sur le reggaeton, a retrouvé tantes, oncles et cousins pour « se ressourcer » pendant deux mois sous le soleil chaud de l’Amérique du Sud. « Même lorsque je suis arrivé ici, à l’âge de cinq ans, ma famille et moi continuions de parler espagnol à la maison », ajoute le principal concerné. C’est dire à quel point le jeune homme accorde une grande importance à ses racines.
« J’ai passé toute ma vie au Québec, mais mon cœur reste en Colombie. Ça fait partie de moi », s’exclame-t-il, avec fierté.

Serna. (Photo Sherbrooke.info – Nickolas Bergeron)
En spectacle le vendredi 15 août, sous le tout nouveau chapiteau de l’Hacienda Latina, un lieu aux accents tropicaux, Serna a fait bouger bien des Sherbrookoises et Sherbrookois.
« Depuis que je suis tout petit, la musique m’entoure. À l’image d’où je viens, je veux que ce soit festif. J’ai même réservé 10 minutes de mon concert pour représenter la Colombie avec du folklore », confie l’artiste, allouant également une grande place à la danse.
Visé les cieux
Bien qu’il reste sur terre, Serna possède beaucoup d’ambition. Ayant déménagé à Montréal dans le dernier mois pour agrandir son réseau musical, le Colombien d’origine souhaite que son nom circule à une plus grande échelle.
« Certes, je crois que j’ai fait tous les bars de Sherbrooke, mais maintenant, je veux passer au prochain niveau. J’ai été invité au festival Fuego Fuego, à Montréal, à deux reprises. C’était une méchante belle expérience. J’aimerais à présent faire partie de la programmation », lance celui qui a publié un morceau le 25 juillet dernier, intitulé MAMI.
Cependant, lui-même sait qu’il doit bâtir sa carrière une étape à la fois.
Questionné à savoir ce qu’il aime du Québec, Serna n’est pas passé par quatre chemins : « La poutine, je crois que c’est la seule bonne réponse », conclut-il, ne pouvant retenir un éclat de rire.
