Un poste de régulier dans la mire de Samuel Poulin

LNH. Après plusieurs saisons de développement dans la Ligue américaine de hockey (LAH) et quelques courts passages à Pittsburgh, Samuel Poulin arrivera au prochain camp d’entraînement des Penguins avec un seul objectif en tête : décrocher un poste à temps plein dans la Ligue nationale de hockey (LNH). 

À 24 ans, l’ancien capitaine du Phoenix de Sherbrooke estime que son parcours, aussi semé d’embûches fût-il, l’a préparé à ce moment charnière de sa carrière. Choix de première ronde des Penguins (21e au total) en 2019, Poulin a cheminé progressivement dans l’organisation. Après une brillante carrière junior dans l’uniforme du Phoenix (204 points en 173 matchs), il a poursuivi son chemin dans la LAH, avec Wilkes-Barre/Scranton, le club-école de la formation pennsylvanienne.

Après des débuts modestes en 2021-2022, où il a récolté 37 points en 72 matchs, le Blainvillois a dû combattre des problèmes personnels, tout en essayant de faire sa place dans la meilleure ligue de hockey au monde. Une épreuve qui, comme il en a témoigné en janvier dernier sur son compte Instagram, n’a pas été facile à traverser.

« J’ai fait face à de gros problèmes de santé mentale. Je ne me sentais pas en confiance, je ne me sentais pas à ma place. J’avais l’impression d’avoir le syndrome de l’imposteur, comme si je n’appartenais pas à cette ligue-là. Mais au fond de moi, je savais que j’en étais capable », explique celui qui avait pris une pause du hockey pour se concentrer sur son bien-être.

Cependant, Poulin affirme qu’aujourd’hui, il voit ce passage difficile comme un tremplin qui l’a rendu plus fort, autant sur le plan personnel que professionnel.  « Ce que j’ai vécu, selon moi, c’est ce qui m’a permis d’avancer. À l’entraînement, si tu veux progresser, être plus fort, tu n’as pas le choix de souffrir pour atteindre ton objectif. Je pense que c’est un peu la même chose avec la santé mentale. Au début, je me demandais pourquoi ça m’arrivait à moi, mais aujourd’hui, je suis vraiment reconnaissant d’être passé par cette épreuve. Je crois sincèrement que ça va m’aider », partage-t-il.

Une « page blanche » à Pittsburgh

À quelques semaines du début des camps d’entraînement dans la LNH, Samuel Poulin est plus déterminé que jamais à se tailler une place avec les Penguins. L’occasion est rêvée pour lui, alors que Pittsburgh entre fort probablement dans sa première vraie reconstruction depuis l’arrivée de Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kristopher Letang. 

Si les rumeurs de transactions impliquant ceux-ci se multiplient dernièrement, c’est aussi la première fois que plusieurs postes permanents sont à combler dans la grande ligue. Poulin, qui, en bon français, a roulé sa bosse dans la LAH, se sent prêt à faire le saut de façon définitive. 

« J’ai passé quelques saisons en bas (dans la LAH). Ces années-là m’ont permis d’apprendre ce que c’est d’être un professionnel, d’être constant pendant de longues saisons. En ce moment, je me sens bien. Je suis en pleine forme et encore plus motivé à faire ma place. J’en conviens, je n’ai pas joué beaucoup de matchs dans la LNH. Mais l’année dernière, j’ai réalisé que oui, j’ai ce qu’il faut. Ça m’a juste motivé à en donner encore plus pour rester là », insiste celui qui a joué un total de 13 matchs dans le circuit Bettman, dont 7 en 2024-2025.

Cette période de transition arrive donc à point pour le Québécois, qui voit ça comme une opportunité de recommencer à zéro. « C’est sûr que ma meilleure chance, c’est cet automne au camp. En plus, il y a un nouvel entraîneur (Dan Muse). C’est comme une page blanche. Ça va être à moi de me démarquer au milieu de notre groupe de jeunes qui veulent tous faire la Ligue nationale. » Poulin tentera de ravir l’un des trois ou quatre postes disponibles au sein de la brigade offensive des Penguins.

Sherbrooke toujours dans son cœur

De passage à Sherbrooke le mois dernier à l’occasion du traditionnel tournoi de golf du Phoenix, l’ancien #29 affirme qu’il garde toujours un lien très fort avec l’organisation où il a passé quatre saisons mémorables. « J’ai encore de bons contacts avec l’équipe, que ce soit avec le personnel ou d’anciens joueurs. Je viens aussi quelques fois dans l’été pour voir des chums avec qui j’ai joué. J’ai eu plusieurs belles années ici. Veut, veut pas, Sherbrooke, c’est comme ma deuxième maison. »